
La réhabilitation de l’usine de valorisation énergétique (UVE) du SIETREM est lancée. Après plusieurs années d’études et d’échanges, la première pierre de la future usine de valorisation énergétique de Saint-Thibault-des-Vignes a été posée. Le jeudi 11 juin 2026, les équipes du SIETREM comme de Paprec Energies se sont toutes réunies pour célébrer le lancement du chantier. Construit sous la précédente mandature, le projet estimé à plus de 239 millions d’euros est l’un des plus ambitieux lancé en France. La livraison est attendue pour février 2031. Une usine vitrine de l’excellence industrielle française.
Le SIETREM, la gestion des déchets de 31 communes. Lancée sous la mandature de Christian Robache (et soutenu par de nombreux élus), la future usine de valorisation énergétique du SIETREM a été conçue pour remplacer un équipement vieillissant… qui n’était plus adapté aux attentes croissantes du territoire. Après plus de trois ans de travail, la toute première pierre du projet a été posée sur Saint-Thibault-des-Vignes. « C’est une belle réalisation, c’est surtout une belle avancée pour ce territoire. On est dans un système innovant… C’est un pari, c’est une volonté des élus qui siégeaient au SIETREM entre 2020-2026. Comme j’ai pu le faire au centre de tri, je voulais avoir un endroit pédagogique pour montrer aux enfants : comment on valorise les déchets. » L’usine de valorisation du SIETREM étant devenue obsolète, les élus ont acté sa réhabilitation avec évidence implacable. Après avoir récupéré l’exploitation du site, Paprec Energies a remporté l’appel d’offres. L’entreprise française est chargée de concevoir, d’aménager et d’exploiter la future usine de valorisation énergétique. A terme, l’usine pourra traiter jusqu’à 215 000 tonnes de déchets (avec deux lignes de fonctionnement pouvant assimiler 13,5 tonnes par heure). « En 2024, le territoire du SIETREM représente 315 000 habitants. En 2026, on est déjà à 320 000 habitants… Il y a encore des constructions à venir (notamment sur Lagny, Bussy, Montévrain). On voulait quelque chose qui nous laisse de la marge et qui soit évolutif. Là, on fait de la pédagogie dès 5 ans. J’aimerai qu’on puisse trouver des méthodes pour faire de la pédagogie dès 3 ans. » Une manière pour les équipes du SIETREM de passer certains messages aux parents… Pour construire cet équipement ambitieux, l’entreprise Paprec devrait s’entourer d’entreprises locales (avec notamment des salariés résidants sur le territoire).




Paprec Energies, une entreprise porteuse du savoir-faire français. Face à de nombreux concurrents internationaux, l’entreprise française Paprec parvient à tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui, Paprec Energies est l’une des trois entreprises en capacité de réhabiliter une usine, tout en la construisant. Une véritable prouesse technique ! « C’est un marché historique pour Paprec, c’est le plus gros marché que Paprec ait jamais signé (depuis la création du groupe en 1994). 26 ans de contrat, une très belle durée. Un chiffre d’affaires d’1,3 milliards d’euros. C’est un investissement d’avenir pour ce territoire (pour notamment fournir de l’électricité au Réseau de Chaleur). » Pendant les six années de travaux, l’usine de valorisation énergétique va continuer de tourner. Une prérogative du SIETREM. « On est encore plus impliqué que ça, on va produire de l’énergie et on va créer une plateforme pour valoriser les mâchefer (à moins de 500 mètres). On va continuer à valoriser et extraire les métaux qui sont contenus là-dedans. » Le traitement des fumées sera plus adapté dans la nouvelle usine. L’entreprise a d’ors et déjà prévu de se conformer aux nouvelles normes… Le chantier pourrait être retardé par l’aménagement de nouvelles fonctions (et répondre aux nouvelles normes gouvernementales). « C’est une fierté de montrer que Paprec est au meilleur niveau mondial. Partout en Europe, nous sommes capables de proposer ces technologies. Quand on peut valoriser les matières, on valorise les matières. C’est le premier métier de Paprec. Quand les matières ne peuvent plus être valorisées, on peut faire de l’énergie avec. C’est ce que nous allons faire ici. » Le territoire a signalé sa priorité : alimenter le Réseau de Chaleur.
« Avec le SIETREM, nous travaillons main dans la main pour s’adapter au monde des déchets. Aujourd’hui, on a des collectivités locales qui s’appuient sur un savoir-faire français pour développer une usine et la faire évoluer (dans les 26 ans du contrat). C’est très important, on est capable de s’adapter aux besoins du territoire (avec par exemple : une option sur le traitement des boues). » La première pierre de la future usine de valorisation énergétique du SIETREM a été posée. Prévue pour 2031, l’investissement s’élève à plus de 239 millions d’euros. L’un des projets les plus ambitieux pour Paprec Energies comme pour le SIETREM !
La future usine de valorisation énergétique en quelques chiffres :
- 239 millions d’euros d’investissements pour la collectivité
- 215 000 tonnes de déchets valorisées par an
- 143 GWh/an d’électricité et 73 GWh/an de chaleur
- 26 ans de délégation de service public à Paprec Energies
- Livraison prévue en 2031





































