La sécurité inquiète au lycée Gustave-Courbet de Belfort après un tir de mortier d’artifice survenu jeudi 8 octobre 2026, vers 10 h 15, à l’intérieur de l’établissement. Des élèves et des personnels étaient présents lorsque l’engin a explosé dans le hall. Selon les informations rapportées par L’Est Républicain, la déflagration a endommagé l’entrée et brisé des vitres. L’établissement a été évacué dans le calme, avant une reprise des cours une quinzaine de minutes plus tard. Les forces de l’ordre sont intervenues et un accompagnement psychologique a été proposé aux jeunes. Cette reprise n’a toutefois pas dissipé les inquiétudes : d’après Benoît Guyon, professeur de sciences économiques et sociales et représentant du SNES-FSU, au moins un tiers des enseignants ont exercé leur droit de retrait, estimant que leur sécurité et celle des élèves n’étaient plus garanties. Le procureur Paul-Édouard Lallois a ouvert une enquête pour violences dans un établissement scolaire. Selon ses indications rapportées par l’AFP, le tir serait parti d’une coursive du deuxième étage ; son auteur restait non identifié jeudi soir.

Les informations concernant d’éventuelles blessures demeurent contradictoires. Le parquet affirme que personne n’a été touché, tandis que Benoît Guyon évoque des élèves blessés par des éclats, sans confirmation officielle dans les éléments consultés. Jeudi soir, un appel à une opération « lycée mort » vendredi 9 octobre circulait auprès des familles, invitant les élèves à rester chez eux et les enseignants à faire grève. Cette mobilisation annoncée intervient dans un climat déjà tendu autour du lycée. Depuis le 29 septembre, des lycéens se mobilisent notamment contre des emplois du temps jugés trop chargés, le manque de personnel et l’état des locaux, tout en dénonçant les inégalités liées à Parcoursup. Le 2 octobre, un policier avait également été agressé à proximité de l’établissement, en marge du mouvement. Le tir de jeudi ajoute ainsi un nouvel incident grave à une succession de tensions, alors que la communauté éducative s’interroge sur les conditions de poursuite des cours.