À Belfort, la mobilisation lycéenne entre ce mardi 6 octobre dans une nouvelle phase après plusieurs journées particulièrement tendues autour des établissements scolaires. Les lycéens sont mobilisés depuis plusieurs jours, notamment autour des lycées Courbet, Raoul-Follereau et Condorcet. Lundi encore, un rassemblement s’est déroulé devant le lycée Courbet, dans un climat décrit comme globalement calme. La situation avait été beaucoup plus tendue les jours précédents : vendredi 2 octobre, un policier a notamment été agressé devant le lycée Courbet, tandis que plusieurs interpellations ont été réalisées en marge des rassemblements. L’intersyndicale du lycée Raoul-Follereau, réunissant notamment CFDT, CGT Éduc’action, FSU et Sud Éducation, avait de son côté appelé à remettre les revendications scolaires au centre du mouvement et dénoncé les violences. Ce mardi, le mouvement doit donc prendre une dimension plus large avec l’entrée dans la mobilisation de personnels de l’Éducation nationale. Le rendez-vous principal est fixé à 10 heures devant la Maison du Peuple de Belfort, un horaire également confirmé par le SNES-FSU et la CGT. Des présences devant des établissements scolaires étaient également annoncées dès le début de matinée. Les revendications portent principalement sur le manque d’enseignants et de personnels, les classes jugées trop chargées, les remplacements, les conditions d’études, l’état des bâtiments scolaires et leur adaptation aux fortes chaleurs, ainsi que sur Parcoursup. La manifestation pourrait par ailleurs avoir des conséquences sur les déplacements : Optymo annonce des perturbations sur les lignes desservant le centre-ville de Belfort ce mardi, avec des déviations susceptibles d’être mises en place en fonction du parcours du cortège.
À Montbéliard et dans le Pays de Montbéliard, la mobilisation se poursuit également après plusieurs jours d’actions autour des lycées. Des établissements du secteur ont déjà été concernés par des mouvements, notamment les lycées Germaine-Tillion et Georges-Cuvier à Montbéliard ainsi qu’Armand-Peugeot à Valentigney. Jeudi 1er octobre, des incidents avaient notamment été signalés autour de Germaine-Tillion et Cuvier, avec plusieurs interpellations ; vendredi 2 octobre, la situation avait de nouveau dégénéré dans le secteur du Pied des Gouttes, où un barrage avait été incendié et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre. Le mouvement s’est encore poursuivi lundi 5 octobre : les cours ont pu se dérouler, mais trois jeunes ont été interpellés après des incidents à proximité des lycées Armand-Peugeot de Valentigney et Germaine-Tillion de Montbéliard. Pour ce mardi, les syndicats FSU, SUD Éducation, FNEC FP-FO et CGT Éduc’action appellent à la grève et à rejoindre les lycéens. Le rassemblement principal est confirmé à 10 heures sur le parking du Champ de Foire, devant la salle de la Roselière à Montbéliard ; certaines organisations avaient également annoncé une présence sur le Champ de Foire dès 9 h 30. L’objectif affiché est de réunir lycéens, enseignants et parents autour de revendications portant sur davantage de moyens pour l’Éducation nationale : suffisamment d’enseignants pour limiter les classes surchargées et assurer les remplacements, mais également davantage d’infirmiers scolaires, assistants sociaux, psychologues, AESH et AED. Les organisations demandent aussi des établissements mieux entretenus et rénovés, des emplois du temps plus respectueux des élèves et contestent la sélection opérée par Parcoursup. Après les incidents observés ces derniers jours, l’enjeu de cette journée est également celui du déroulement du rassemblement : l’appel lancé localement met en avant une manifestation davantage encadrée, alors que des violences avaient parfois éclipsé les revendications initiales des lycéens lors des précédentes journées.

























