Jeff Dias
Lycéens, enseignants et parents réunis a la Roselière
Lycéens, enseignants et parents d’élèves se sont rassemblés ce mardi 6 octobre à Montbéliard pour réclamer davantage de moyens pour l’Éducation nationale. Le rendez-vous était donné à 10 h sur le parking du Champ de Foire, devant la salle de la Roselière, pour l’« acte 3 » d’un mouvement national né fin septembre.
Ils étaient plus de 400 personnes ont répondu à l’appel. Le cortège qui c’est donné rendez-vous sur le parking de la Roselière est partie a 10h30, il a ensuite traversé le ville de Montbéliard les étudiants pancartes a la main revendiquaient leurs droits.
Quatre syndicats de l’éducation, FSU, SUD éducation, FNEC FP-FO et CGT Éduc’action, avaient appelé à la grève et à rejoindre les lycéens. Les Écologistes du Nord Franche-Comté avaient annoncé leur présence dès 9 h 30, vêtus de blanc pour être identifiables et « contribuer à l’apaisement ».
La journée était attendue après une semaine tendue dans le Pays de Montbéliard. Les lycées Germaine-Tillion et Georges-Cuvier, à Montbéliard, et Armand-Peugeot, à Valentigney, ont connu plusieurs jours d’actions. Jeudi 1er octobre, des incidents avaient éclaté autour de Germaine-Tillion et de Cuvier. Vendredi, un barrage avait été incendié au Pied des Gouttes. Lundi encore, trois jeunes avaient été interpellés près de deux lycées.
L’appel local misait donc sur une manifestation plus encadrée.
« Sois jeune et tais toi révolte toi »





Des profs, des personnels, des bâtiments : ce que réclament les manifestants
La première demande porte sur les moyens humains. Les syndicats veulent assez d’enseignants pour alléger les classes et remplacer les absents. Ils réclament aussi des infirmiers, des assistants sociaux, des psychologues scolaires, des AESH et des AED en nombre suffisant.
S’y ajoutent des établissements mieux entretenus et rénovés, des emplois du temps plus respectueux des élèves et la fin de la sélection par Parcoursup. Les Écologistes locaux citent des classes à 35 élèves et des salles où la température atteint 38 degrés.
Le mouvement dépasse largement Montbéliard. Il est parti mi-septembre du lycée Saint-Exupéry de Créteil, dans le Val-de-Marne. Des personnels s’y sont mis en grève contre le manque d’effectifs, puis environ 200 élèves ont bloqué l’établissement en soutien.
La contestation a ensuite changé d’échelle : environ 410 lycées touchés le 29 septembre, plus de 1 000 au plus fort de la semaine dernière. Vendredi 2 octobre, le ministère en recensait encore 735.
Ce mardi, des rassemblements étaient aussi prévus à Besançon, Belfort et Lons-le-Saunier, et plusieurs lycées étaient bloqués à Dole.
Un gouvernement jugé trop timide, une suite encore ouverte
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a reçu les représentants lycéens vendredi 2 octobre. Il a promis d’accélérer les remplacements, en priorité dans les classes à examen. Il a aussi annoncé 300 postes supplémentaires d’infirmières, de psychologues et d’assistants sociaux dans le projet de budget.
Les organisations lycéennes ont jugé ces réponses insuffisantes et maintenu l’appel au 6 octobre. La FCPE, principale fédération de parents d’élèves, les a rejoint.
Le bilan du mouvement pèse sur le débat. Le ministre évoque 5 000 interpellations, dont environ 85 % de mineurs, 24 établissements incendiés ou saccagés et 78 personnels blessés. La CGT dénonce de son côté une répression et dit avoir saisi le Défenseur des droits avec la Ligue des droits de l’Homme et la FCPE.
















