
La reconnaissance du braille à l’échelle internationale, un combat collectif. En juin 2024, la municipalité de Coupvray et la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France (FAAF) se sont associés pour lancer le Groupement d’intérêt public (GIP) ‘Musée Louis Braille’. Un an plus tard, c’est à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine qu’une grande journée de sensibilisation a réuni de nombreux partenaires lors du bicentenaire de la première version du braille. Le samedi 25 juin 2026, une nouvelle étape a été franchie avec la signature historique d’une convention entre la commune et la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF). Le rayonnement du braille à l’échelle mondiale, un enjeu majeur pour les déficients visuels.
Une collaboration au service de l’accessibilité et de la francophonie inclusive. Avec plus de 220 000 adhérents répartis dans 130 pays, la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) rayonne à l’échelle mondiale. Le samedi 25 juin 2026, la Présidente Cynthia Heide est venue jusqu’au Musée Louis Braille pour signer cette convention avec la commune de Coupvray, représentée par son maire : Thierry Cerri. « C’est une belle convention pour un petit musée comme le nôtre qui est la maison natale de Louis Braille (à l’échelle d’une petite maison briarde). Elle nous permet de sensibiliser l’ensemble des professeurs de français au braille. Pour nous au GIP, c’est important de sensibiliser le plus largement possible au braille. Ça nous permet de toucher une quantité de pays que nous n’aurions pas touché obligatoirement. » Signée pour une première année de collaboration, cet accord prévoit plusieurs points : un accès privilégié au Musée Louis Braille (pour tous les détenteurs de la carte internationale des professeurs de français), l’intégration des enjeux liés au braille et à son accessibilité sur le plan quadriennal de la FIPF (2025-2029), le développement du Réseau international pour une francophonie accessible et inclusive (RIFAI) et la création de ressources accessibles (notamment l’intégration de fiches métiers en braille dans le projet international : Les 150 métiers du FLE). « Cette association existe depuis maintenant une soixantaine d’années. La Présidente s’en étonne elle-même, c’est la première fois qu’ils s’intéressent au braille (et donc le côté inclusif du braille dans la langue française). On a une première délégation indienne (Pondichéry) qui est venue au musée. Une première délégation, un premier échange. Cynthia Heide est arrivée dans un deuxième temps pour signer la convention. » Cette signature historique participe à la reconnaissance du braille à l’échelle mondiale (et à celle du musée). Comment se partenariat a-t-il pu voir le jour ? « La vie est souvent une question de rencontres… On travaille énormément avec Joel Hardy (qui a porté le process à l’UNESCO avec nous). Il a rencontré cette Fédération, ils nous a mis en relation… Bien évidemment, nous partageons les mêmes valeurs, les mêmes envies donc ça a abouti sur ce premier partenariat. » A l’heure actuelle, le GIP Musée Louis Braille est encore au début de son histoire… La réalisation du projet culturel et scientifique devrait renforcer ces actions. En octobre prochain, l’un des membres du Groupement d’intérêt public se rendra à la convention annuelle de la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF) pour porter la voix du braille et de l’inclusivité.
« Je pense que c’est une cause humanitaire. Quand le braille a ouvert son système d’écriture, il a permis à toute une population d’accéder à la culture, d’accéder à un métier et à un apprentissage. Est-ce que demain, on demanderait aux enfants d’arrêter d’apprendre à lire et à écrire ? Je pense que ce serait inconcevable. Ne pas apprendre le braille, ce serait inconcevable. » En juin dernier, le GIP Musée Louis Braille a signé un partenariat historique avec la Fédération Internationale des Professeurs de Français. Un premier accord pour imaginer l’avenir différemment !








































