Plus de 150 habitants se sont rassemblés ce lundi 19 octobre 2026, à midi, devant l’hôtel de ville de Montbéliard, pour dénoncer les violences qui ont secoué plusieurs villes françaises samedi 17 octobre. Organisée en réponse à l’appel national de l’Association des maires de France (AMF), cette mobilisation visait à exprimer la solidarité des citoyens et des élus avec les victimes des dégradations, les commerçants, les policiers et les services de secours. Entourée des membres du conseil municipal, majorité et opposition réunies, la maire de Montbéliard, Marie-Noëlle Biguinet, a prononcé un discours particulièrement ferme. L’élue a notamment évoqué les incendies, pillages et destructions survenus dans plusieurs grandes villes, citant la mairie de Limoges, des symboles républicains dégradés à Marseille et Bordeaux, ainsi que des équipements publics endommagés à Lyon. Si Montbéliard a été épargnée par ces violences, la maire a vivement critiqué la réponse de l’État, qu’elle juge insuffisante, réclamant des sanctions contre les auteurs des dégradations et évoquant même le recours à l’état d’urgence si la situation devait perdurer. Elle a également salué l’engagement des policiers et des pompiers, confrontés à des interventions particulièrement difficiles. La cérémonie s’est achevée par une minute de silence en hommage aux personnes ayant subi des destructions matérielles ou vécu ces événements dans la peur. Marie-Noëlle Biguinet a finalement invité les participants à devenir les ambassadeurs d’un message de paix et de retour au calme.

La mobilisation s’est également étendue à l’ensemble du Pays de Montbéliard, où plusieurs dizaines de maires et d’élus se sont réunis devant le siège de Pays de Montbéliard Agglomération, à l’initiative de son président Pierre-Aimé Girardot. Arborant pour certains leur écharpe tricolore, les représentants des communes ont tenu à afficher leur unité face aux violences du week-end et leur soutien aux collectivités touchées, aux forces de l’ordre, aux secours et aux commerçants victimes de pillages. Pierre-Aimé Girardot a rappelé que le droit de manifester constitue une liberté fondamentale, mais qu’il ne saurait justifier les dégradations, les intimidations ou les attaques contre les institutions et les services publics. Dans l’agglomération, la manifestation organisée samedi à Audincourt avait, elle, réuni une vingtaine de personnes et s’était déroulée sans violence, malgré de légères perturbations de circulation. Au-delà de Montbéliard, d’autres rassemblements ont été organisés dans le nord Franche-Comté, notamment à Belfort et Héricourt, dans le cadre de l’appel national de l’AMF. Pour les élus locaux, l’objectif est désormais de réaffirmer les valeurs républicaines, de défendre les services publics et d’appeler à un apaisement durable. Le rassemblement devant le siège de l’agglomération s’est conclu par des applaudissements collectifs en soutien aux victimes et aux professionnels mobilisés pour assurer la sécurité de la population