
L’universitarisation du GHEF, un accord historique. Après plusieurs années d’échanges, le Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF) a signé une convention historique avec l’Agence Régionale de Santé (ARS), le groupe hospitalo-universitaire AP-HP et la faculté de médecine Sorbonne Université. Le lundi 6 juillet 2026, les médecins étaient réunis en nombre au nouveau bâtiment de l’hôpital de Meaux pour assister à la signature historique de l’universitarisation du GHEF. Construit en étroite collaboration entre toutes les parties, cet accord débute autour de trois spécialités : l’oncologie, l’hématologie et la gynécologie-obstétrique. Explications.
Améliorer l’offre de soins, une préoccupation constante. Plus grand désert médical de l’Ile-de-France, les élus du département de la Seine-et-Marne se démènent pour attirer de nouveaux médecins. Le lundi 6 juillet 2026, la salle de conférence du nouveau bâtiment de l’hôpital de Meaux accueillait les équipes du GHEF (Jossigny, Coulommiers, Meaux, Jouarre), de l’Agence Régionale de Santé (ARS), le groupe hospitalo-universitaire AP-HP et la faculté de médecine Sorbonne Université pour signer cette convention historique. « C’est un moment important parce que l’universitarisation du territoire est quelque chose d’important… En Ile-de-France, il y a l’assistance publique de Paris qui est le CHU de l’Ile-de-France (Centre Hospitalier Universitaire). Il a un rayonnement incroyable au niveau européen mais on a des territoires qui ne bénéficient pas de ce rayonnement universitaire. Il fallait trouver une solution pour eux… La solution, c’est de demander aux CHU de demander aux universités d’implanter dans les hôpitaux de notre région : des compétences universitaires. » Sous la dynamique de l’ARS Ile-de-France, trois établissements sont concernés par l’universitarisation. Une première convention a déjà été signée avec le CHSF (le Centre Hospitalier Sud Francilien en Essonne). En plus du GHEF, l’Agence Régionale de Santé est en discussion avec un troisième établissement dans l’Est Francilien. « Cette convention oblige les signataires (l’université, le CHU, le GHEF et l’ARS) a maintenir de façon pérenne des compétences hospitalo-universitaires dans trois spécialités : l’oncologie, l’hématologie et la gynécologie-obstétrique. On va installer des équipes universitaires et des étudiants, on va créer une dynamique avec de nouvelles compétences. » Après une première année de partenariat, de nouvelles spécialités pourront être développées. « L’intérêt, c’est de recevoir des compétences universitaires reconnues. C’est une valorisation de l’hôpital, il faut considérer que c’est également une valorisation des équipes. Deuxièmement, ça permet d’accueillir des étudiants. L’université, ça veut dire soins, enseignements et recherches. Tout ça, ça va faire venir des étudiants et des internes autour de ces équipes universitaires. » Des programmes de recherches seront implantés au GHEF. Cette convention devrait permettre de créer un véritable vivier pour les futurs praticiens.




L’universitarisation du GHEF, un travail de longue haleine. Lors de l’inauguration du nouvel hôpital de Meaux, Jean-François Copé (Maire de Meaux) a accueilli Catherine Vautrin (ancienne Ministre de la Santé)… Le Président du Conseil de Surveillance du GHEF en profite pour évoquer l’universitarisation du premier hôpital de France (hors CHU). « On essayait d’identifier des établissements qui donnaient une bonne couverture de la région. Il fallait un établissement qui avait une taille suffisante… On sait que le GHEF est le premier établissement non-universitaire en taille et en poids de France. Troisièmement, il fallait une équipe hospitalière qui était déjà suffisamment mature pour accueillir des équipes universitaires. » Toutes les conditions sont réunies au GHEF. Dans le cadre de cette convention, l’ARS finance la part des postes universitaires (qui auront la mission de soigner, d’enseigner et de faire des recherches). Le GHEF (Jossigny, Coulommiers, Meaux, Jouarre) possède des services régulièrement reconnus par la profession. Dernièrement, le Figaro a classé la maternité de Jossigny parmi les meilleures d’Ile-de-France. « Dans nos disciplines d’excellence, nous allons avoir plus de praticiens partagés avec l’AP-HP et des praticiens universitaires. Concrètement, nous allons développer la recherche et l’enseignement pour avoir le meilleur soin proposé à nos patients. Pour arriver à cette convention, c’est plus de deux ans de travail… C’est la déclinaison d’une politique nationale et régionale qui vise à développer l’enseignement et la recherche. » L’universitarisation du GHEF permettra à des jeunes internes de s’y former. Et pourquoi pas d’y rester ? Un outil indéniable pour lutter contre la désertification médicale. « La troisième étape est de faire signer la troisième convention que nous avons identifiée puis de les faire grandir (et qu’ils deviennent des pôles de rayonnement). » Une convention historique qui bénéficie directement aux patients. Un intérêt commun.
« La dynamique du GHEF joue en la faveur du GHEF. Avec notre communauté médicale, nous avons la chance d’ouvrir ou d’étendre un service tous les mois. Ce dynamisme s’illustre à travers notre projet architectural, nous avons des projets d’ampleur sur chaque site. » La signature historique pour l’universitarisation du GHEF a été signée dans les locaux du nouvel hôpital de Meaux. La convention lie désormais le Grand Hôpital de l’Est Francilien avec l’Agence Régionale de Santé, le groupe hospitalo-universitaire AP-HP et la faculté de médecine Sorbonne Université.








































