Le démantèlement du réseau du cuivre, une opération de longue haleine. Après plusieurs décennies de bons et loyaux services, le réseau historique du cuivre ferme progressivement ses antennes… avant un arrêt définitif en 2030. En janvier 2026, 20 communes sont passées au 100% très haut débit en Seine-et-Marne (essentiellement concentrées sur le Pays de Meaux). Face à la montée en puissance du télétravail et de l’utilisation des plateformes de streaming, le réseau du cuivre n’était plus adapté aux besoins des usagers. Explications.

Une étape majeure pour la modernisation des réseaux. Villenoy, Meaux, Nanteuil-lès-Meaux ou même Trilport… En janvier 2026, 20 communes sont passées au 100% très haut débit. Réglementée par l’ARCEP, le réseau historique du cuivre doit être progressivement démantelé, sous la condition que la fibre optique soit complètement déployée. « C’est un projet qui a débuté en 2019 (qui a vraiment vu le jour en 2022), on a lancé les premières communes en fermeture du cuivre. C’est un programme qui est découpé en sept lots (comprenant un ensemble de communes sélectionnées par l’ARCEP) en accord avec l’ensemble des opérateurs commerciaux. L’ARCEP va donner le tempo de tous les travaux à faire (de l’annonce à la fermeture des locaux techniques puis l’arrêt définitif du réseau cuivre). » Le premier lot concernait sept communes sur le département. Aujourd’hui, 27 communes sont déjà passées au 100% très haut débit. « Le prochain lot qui arrive, c’est une dizaine de communes qui seront fermées à horizon janvier 2027. Ce sont des opérations d’ampleur… Nous n’avons pas eu de mécontentement ou d’interpellation via les collectivités locales majeures. Quelques cas compliqués ont été pris en charge. Aujourd’hui, on peut dire que c’était une vraie réussite collective. » En collaboration avec les collectivités, les riverains sont accompagnés dans cette transition. La fibre optique doit être totalement déployée sur le territoire avant de démanteler le réseau du cuivre. En 2026, 54 communes sont passées au 100% très haut débit en Ile-de-France.

  • En Seine-et-Marne, la fermeture du réseau cuivre concerne 20 communes : Barcy, Chambry, Chauconin-Neufmontiers, Crégy-lès-Meaux, Fublaines, Germigny-l’Évêque, Isles-lès-Villenoy, Livry-sur-Seine, Meaux, Melun, Montceaux-lès-Meaux, Nanteuil-lès-Meaux, Penchard, Poincy, Rubelles, Saint-Germain-Laxis, Voisenon, Trilport, Varreddes et Villenoy.
Frédéric Le Jan, directeur des relations avec les collectivités locales pour Orange est au micro de Crazy Radio
Frédéric Le Jan, directeur des relations avec les collectivités locales pour Orange est au micro de Crazy Radio

« Quand ils ont le choix, les clients s’orientent naturellement vers les nouvelles technologies (et la fibre optique). »

La fermeture historique du réseau du cuivre, un démantèlement inévitable. Avec l’apparition de la fibre optique, le réseau du cuivre révèle désormais ses failles… Plus compliqué à entretenir ou à évoluer, le réseau du cuivre ne parvient pas à rivaliser avec la fibre optique (et son fameux très haut débit). « C’est historique parce que le réseau cuivre a vécu, ça fait plus de 40 ans qu’il est en activité avec une multitude d’évolutions… Historiquement, c’était le réseau téléphonique de France Télécom et de l’Etat. Depuis 15 ans, il a vu apparaître Internet. Le réseau cuivre a supporté les premières connexions internet… Aujourd’hui, il est arrivé à la limite technique et surtout, il ne répond plus aux usages du client. » En France, le déploiement de la fibre optique est une réussite. Tous les ans, 25% des clients migrent vers la fibre optique (et tournent la page du réseau cuivre). « Tous les services qui existaient sur le cuivre sont disponibles sur la fibre, les réseaux mobiles et le satellite. Il n’y a plus de contraintes technologiques. Tous les services sont disponibles, voire même plus. On va faire plus de choses avec une fibre optique ou avec un réseau mobile… La transition répond aux attentes des nouveaux usages et des attentes de nos clients (qui ont besoin de débit, de fiabilité et de performance). » Le réseau cuivre pouvait supporter jusqu’à un ou deux utilisateurs en simultané. Avec la montée en puissance du télétravail et des plateformes de streaming, la fibre optique absorde plus facilement les besoins de toute une famille (quatre à cinq personnes). « Au fur et à mesure, on va enlever des équipements actifs dans nos fameux répartiteurs. Une fibre optique, ce n’est même pas l’épaisseur d’un cheveu. Un câble cuivre est beaucoup plus important… Nos infrastructures vont naturellement diminuer parce que les technologies sont plus évoluées et miniaturisées. » Certains câbles seront recyclés par l’entreprise Orange. Les espaces libérés pourraient servir à d’autres usages (et accueillir par exemple : un data center).

« Un client éligible à la fibre a tout intérêt à basculer sur ce nouveau réseau de la fibre optique parce qu’il aura des offres plus intéressantes. Il y aura aussi des nouveaux usages (beaucoup plus performants), des services plus évolués (avec des débits qui peuvent monter à 8Gb/s). Aujourd’hui, un réseau fibre optique, c’est quasiment deux fois moins de panne (par rapport au cuivre). » Réglementée par l’ARCEP, le réseau historique du cuivre doit être progressivement démantelé, sous la condition que la fibre soit complètement déployée sur le territoire. En 2026, 20 nouvelles communes en Seine-et-Marne sont passées au 100% très haut débit.