Prévention du risque de noyade en Seine-et-Marne, un collectif mobilisé. A l’aube des fortes chaleurs dans le département (et du placement en vigilance canicule), le Préfet de Seine-et-Marne a réuni tous les acteurs de prévention à l’Île de Loisirs de Jablines-Annet, le vendredi 12 juin 2026. Composée de 500 hectares (dont plus de 13 000m² de baignade surveillée), la base de loisirs est l’une des plus grandes plages franciliennes, propriété de la Région Ile-de-France. Pilotée par son directeur général, la période estivale se prépare plusieurs mois en amont… pour prévenir des dangers. Explications.

Vigilance extrême. Après avoir déjà mené une première réunion de coordination générale (en mai dernier), Pierre Ory (le Préfet de Seine-et-Marne) a mobilisé tous les acteurs de prévention à l’Île de Loisirs de Jablines-Annet. Pourquoi ? « La Préfecture a un rôle essentiel de coordination de l’ensemble des intervenants. On l’a vu ce matin… Tout ça, c’est une chaîne de responsables opérationnels. Chacun d’entre nous a un bout de la réponse de prévention. La Préfecture va veiller à ce que tout soit bien en place. » Le vendredi 12 juin 2026, les forces vives se sont toutes réunies pour faire un point d’étape… et apprendre des effectifs de la base de loisirs. Autour de la table, le Préfet a réuni les services de l’Etat, l’Agence régionale de santé (ARS), les services de police et de gendarmerie, la brigade fluviale, les sapeurs-pompiers du SDIS et les maires. Depuis l’arrivée des beaux jours, le département déplorait déjà des noyades… Des chiffres qui ont rapidement alerté le Préfet. « Vous avez beau savoir nager, si vous êtes pris dans un tourbillon de la Seine ou de la Marne à proximité d’un barrage ou d’une écluse… Vous serez malheureusement happés sous l’eau. C’est une préoccupation importante de tous les pouvoirs publics, on a eu un début d’année dramatique. On va avoir une semaine chaude avec beaucoup de monde autour et dans l’eau… La première préconisation, c’est celle de la responsabilité et de la prévention. » Lors de la canicule, une dizaine de personnes se sont noyées dans les cours d’eau du département… Le Préfet a donc pris un arrêté pour interdire la baignade en Seine-et-Marne. « On ne se baigne pas dans des endroits qui sont particulièrement dangereux… La Seine est dangereuse, la Marne est dangereuse. En plus, vous avez de la navigation sur ces rivières et notamment la Seine… On sait qu’on a des écluses et des barrages qui sont des endroits dangereux à éviter (parce qu’ils peuvent provoquer des tourbillons). » Les panneaux indiquant une baignade interdite sont installés aux quatre coins du département… pour une raison évidente : les cours d’eau sont dangereux. « Comme sur la route, c’est une affaire de responsabilité et collective. On a envie de dire aux adolescents… Bien sûr que c’est tentant, il fait beau, il fait chaud. C’est souvent dans cette classe d’âge qu’on a des drames… Soyez responsables ! On a envie de dire aux parents : surveillez les jeunes enfants. » Sans vigilance, des vies et des destins basculent chaque jour… Les seine-et-marnais sont invités à profiter de la période estivale : en sécurité.

Pierre Ory, Préfet de Seine-et-Marne et Cyrille Marchadour, directeur général de l’Ile de Loisirs Jablines-Annet sont au micro de Crazy Radio

Pierre Ory, Préfet de Seine-et-Marne et Cyrille Marchadour, directeur général de l’Ile de Loisirs Jablines-Annet sont au micro de Crazy Radio
Pierre Ory, Préfet de Seine-et-Marne et Cyrille Marchadour, directeur général de l’Ile de Loisirs Jablines-Annet sont au micro de Crazy Radio

L’Île de Loisirs de Jablines-Annet, une baignade plébiscitée. Chaque été, ils sont des millions à profiter des espaces de la base de loisirs. Propriété de la Région Ile-de-France, l’Ile de Loisirs de Jablines-Annet a été ouverte en 1969 pour permettre à des millions de franciliens de profiter d’activités estivales. Les vacanciers viennent de Sarcelles jusqu’à Créteil (seulement 30% de Seine-et-Marne) ! Tous les ans, les équipes sont sur le pont pour permettre aux familles d’y venir en sécurité… « On a un plan de surveillance et de secours qui est déposé en Préfecture et qui explique ce qu’on doit mettre en place. Tout ça, ça commence par les maîtres nageurs qui doivent être diplômés. On a une matérialisation des zones de baignade (qui doivent être identifiées par le visiteur). Ici, on a des zones autorisées avec le grand bain, le petit bain et une partie pataugeoire. » La baignade Nord est composée de 9 300m², contre 4 000m² pour la baignade Sud. La base de loisirs peut accueillir un total de 18 000 personnes sur son site (contre 9 000 à proximité des lacs). Pour surveiller ses bassins, la base de loisirs doit compter sur un minimum de six maîtres-nageurs. « La qualité de l’eau est primordiale. Si la qualité de l’eau n’est pas bonne, on ne peut pas ouvrir la baignade. Des analyses sont faites par l’Agence régionale de santé (ARS). Tous les jours, j’ai des maîtres-nageurs qui prennent la température et la transparence de l’eau (avec un suivi quotidien). Nous prenons des mesures supplémentaires en faisant venir des sociétés extérieures pour faire des analyses physico-chimiques. » Les visiteurs suivent des règles de sécurité (notamment les groupes). Des agents de sécurité et des gendarmes veillent régulièrement sur la base de loisirs. Le maître mot ? Il vaut mieux prévenir que secourir !

« On a des zones non autorisées sur différents lacs. Là, il y a une surveillance accrue pour éviter des accidents de noyades sur des zones non surveillées. Tant qu’il n’y a pas d’accidents, tout va bien ! Mais, on n’est jamais à l’abri. Avec tous les dispositifs qu’on peut imaginer, un accident peut arriver à n’importe quel moment, il faut rester vigilant. » Avec une superficie de 50 hectares et plus de 13 000m² de baignade surveillée, les équipes de l’Ile de Loisirs de Jablines-Annet redoublent de vigilance en haute saison. L’une des plus grandes plages de la région se prépare à accueillir des millions de vacanciers lors de la saison estivale…