À l’École nationale de police (ENP) de Montbéliard, dans le Doubs, un instructeur est visé par une enquête pour harcèlement moral et harcèlement sexuel après les plaintes de sept élèves, déposées au commissariat les 15 et 16 octobre 2026. L’affaire, révélée par L’Est Républicain, a été confirmée auprès de l’AFP, jeudi 5 novembre, par Paul-Édouard Lallois, procureur de la République par intérim de Montbéliard. Les plaignants sont des hommes et des femmes d’une vingtaine d’années, tous membres d’une même section. Ils mettent en cause un brigadier-chef exerçant comme formateur dans l’établissement depuis plusieurs années. Selon les témoignages rapportés par le magistrat, les élèves dénoncent une attitude autoritaire et brutale ainsi que des paroles humiliantes. Des plaignantes décrivent également des contacts physiques, notamment une main passée sur l’épaule ou les hanches, sans contact avec les parties intimes d’après les précisions du parquet. Elles disent avoir perçu ces gestes comme ayant une connotation sexuelle. Ces accusations restent à vérifier : l’enquête doit établir les circonstances des faits dénoncés et déterminer s’ils caractérisent des infractions pénales.
Les investigations ont été confiées à la cellule déontologie de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) du Doubs. Selon les précisions du parquet rapportées par Actu17, les faits allégués se seraient produits devant d’autres personnes, pendant les enseignements, et concerneraient plusieurs épisodes sur plusieurs semaines. Les enquêteurs doivent recueillir les témoignages d’autres élèves, de formateurs et d’anciens élèves. Dans les informations publiées le 5 novembre au soir, l’instructeur n’avait pas encore été entendu et devait être convoqué. Parallèlement à la procédure pénale, une enquête administrative a été engagée. Le directeur de l’école, David Gagliardi, indique avoir suspendu le formateur pour quatre mois dès qu’il a eu connaissance des signalements. Cette mesure conservatoire ne préjuge pas de sa culpabilité. Le directeur rappelle que les encadrants signent une charte déontologique imposant une distance appropriée avec les élèves et proscrivant les comportements équivoques. Il a toutefois présenté les gestes signalés comme étant d’une gravité limitée, selon ses déclarations à ICI reprises par Actu17. L’instructeur demeure présumé innocent.























