
Blocus des lycées, une situation sous tension en Seine-et-Marne. Le jeudi 5 novembre 2026, un appel à la grève nationale a été lancé, dans un climat tendu. Aux quatre coins de l’hexagone, ce sont des milliers de personnes qui manifestent… à commencer par les lycéens. Après plusieurs semaines de manifestations devant les lycées, la violence s’est étendue à l’intérieur des établissements. Tirs de mortiers, début d’incendie et agents bouleversés… A Chelles, les lycéens œuvrent pour fermer leurs propres établissements. Explications.
Minute par minute, des acteurs sur le qui-vive. Après deux semaines de congés, les 44 000 lycéens du département ont dû reprendre le chemin de leurs établissements, le lundi 2 novembre 2026. Dans la Communauté d’Agglomération de Paris – Vallée de la Marne, le lycée Gaston Bachelard (Chelles) a connu quelques jours difficiles. Suite à de nombreux tirs de mortiers, l’établissement a fermé ses portes mercredi… avant de les rouvrir ce jeudi. « C’était un peu tendu sur le lycée Gaston Bachelard, ils ont eu des tirs de mortiers. Chose qui est très grave, la violence s’est un peu accélérée… On a retrouvé une bouteille avec de l’essence dans l’établissement. Aujourd’hui, on est sur une violence qui rentre dans le lycée. Clairement, le mot d’ordre, c’est fermer les lycées. » Contrairement aux manifestations pacifiques, les blocus sont interdits par la loi. Une personne est responsable de ses actes à partir de l’âge de 13 ans. Les personnes interpellés par les agents de la police municipale ont systématiquement commis un délit ou un crime passible d’une peine de prison. « Le rôle des proviseurs et de la Région, c’est de sécuriser nos agents. Dans cette période, on n’a jamais parlé des agents de la Région. Ils sont assez choqués, ils se démènent au quotidien, certains d’entre eux ont été brutalisés. Tous les jours, je suis en contact avec les parents d’élèves, ils les remercient pour leur travail exceptionnel. » 90% des lycéens chellois souhaitent un retour au calme. Lors de ces affrontements, certains d’entre eux ont été blessés par des tirs de mortiers. « Nous avons rencontré les lycéens, on les a écouté, on va participer aux CVL (Conseils de la vie lycéenne). On souhaite aller encore plus à la rencontre des jeunes. » En prévision de cette journée de grève nationale, Angela Avond a fait un premier tour des trois établissements de Chelles jusqu’à 10h. Un passage rassurant au premier abord… Mais 30 minutes plus tard, plusieurs tirs de mortiers ont été déclarés à l’intérieur des établissements (avec notamment un début d’incendie déclaré dans les toilettes du lycée Jehan de Brie). « La Région Ile-de-France portera plainte avec les proviseurs. Certains élèves ont été repérés, les procédures sont en cours. Sur les trois lycées, il y a des procédures d’exclusion qui vont être mises en place. » Dans cette guerre de l’image (et des vues Tik Tok), la Conseillère régionale rappelle que le principe ‘casseurs-payeurs’ concerne toutes les personnes incriminées.
« Les lycéens avaient des revendications, ils sont dépassés, ils ont peur. On passe d’une manifestation pacifique avec des revendications légitimes… à des tirs de mortiers (pour mettre le feu au lycée). On leur a volé leur mouvement pour des raisons politiques. » En Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France compte 55 lycées. 43 d’entre eux bénéficient ou ont bénéficié de travaux (et donc de financements). La semaine prochaine, le Conseil Régional votera un budget supplémentaire de 10 millions d’euros pour réparer les dégâts. Une somme qui sera forcément déduite des prochains investissements.ents…


























