L’inquiétude grandit à l’usine Stellantis de Sochaux, dans le Doubs, où la production reste suspendue en raison de difficultés d’approvisionnement en batteries destinées à certaines versions électriques des Peugeot 3008 et 5008. Initialement prévu jusqu’au vendredi 30 octobre, l’arrêt de production, commencé le jeudi 22 octobre 2026, doit finalement se prolonger jusqu’au lundi 2 novembre. Cette interruption illustre les difficultés logistiques que peut rencontrer l’industrie automobile dans sa transition vers l’électrification, notamment lorsqu’un composant essentiel vient à manquer. Selon les informations rapportées par Le Trois, près de 2 500 salariés et 1 000 intérimaires, soit environ 3 500 personnes, sont concernés par cette suspension d’activité. Pour le site historique de Sochaux, acteur majeur de l’économie industrielle du Pays de Montbéliard, cette prolongation représente une nouvelle période d’incertitude, alors que les équipes attendent de connaître les conditions précises de la reprise.

Les conséquences sociales et financières préoccupent particulièrement les organisations syndicales, qui alertent sur les pertes de revenus susceptibles de toucher les salariés placés en activité partielle. Si des accords permettent de limiter une partie de la baisse de rémunération, ils ne garantissent pas nécessairement une compensation intégrale pour l’ensemble des personnels concernés. La situation des intérimaires suscite également des interrogations, leurs conditions d’indemnisation pouvant différer de celles des salariés permanents. Au-delà des conséquences immédiates sur les fiches de paie, cette interruption prolongée soulève des questions sur la sécurisation des approvisionnements nécessaires à la fabrication des nouveaux modèles Peugeot. Dans le Pays de Montbéliard, où l’activité automobile occupe une place économique importante, les répercussions potentielles concernent également les entreprises sous-traitantes et les fournisseurs liés au constructeur. La date du 2 novembre constitue désormais la prochaine échéance annoncée, sous réserve du rétablissement des livraisons de batteries et des décisions d’organisation de la production. Les salariés et leurs représentants restent donc attentifs à l’évolution de la situation.