Bailly-Romainvilliers répond à l’appel de l’AMF. A la suite des nombreuses violences qui ont touché la France (avec notamment l’image du pillage de l’Hôtel de Ville de Limoges), le 17 octobre 2026, l’Association des Maires de France (AMF) a lancé un appel au rassemblement républicains. Le lundi 19 octobre 2026, plus de 30 000 municipalités se sont réunies devant leurs locaux pour dénoncer les actes de vandalisme et défendre la liberté de manifester pacifiquement. A 12h, de nombreux agents étaient réunis devant les portes ravagées de l’Hôtel de Ville de Bailly-Romainvilliers… Une émotion palpable face à la gravité de la situation.

Une nuit qui a placé la France en état de choc. Les images sont encore dans toutes les têtes… Que ce soit à Paris, Limoges, Marseille ou même Lyon, la manifestation pacifique a été perturbée par de nombreux casseurs, dans la nuit du 17 au 18 octobre 2026. Des actes de vandalisme qui se sont étendus à Bailly-Romainvilliers. « J’ai tenu à le faire parce qu’à Bailly-Romainvilliers, nous avons été victime dans la nuit du samedi au dimanche. Les locaux de la police municipale et ceux de la mairie ont été dégradés… Des vitrines ont été brisées, du matériel informatique a été brisé, des dossiers ont été répandus sur le sol, un bureau a été mis à sac. Ce matin, j’avais des agents qui se présentaient pour venir travailler, ils étaient extrêmement perturbés. Le message que j’ai voulu donner, c’est qu’ils ne cèdent pas à l’intimidation ou à la menace. » Entourée par l’équipe municipale, les agents sont rapidement retournés à leurs postes pour continuer à œuvrer et à maintenir la qualité de service public… pour préserver ce bien-vivre ensemble. « A Bailly-Romainvilliers, nous avons vivre ensemble. Il faut continuer à vivre ensemble ! Il ne faut surtout pas stigmatiser ceux qui prônent l’ordre et ceux qui prônent le désordre. Il faut identifier les coupables, j’ai confiance en les forces de l’ordre et en la justice. » Les images des caméras de surveillance ont été réquisitionnées. Les empreintes digitales ont été récupérées. L’enquête suit son cours. « La devise de notre pays, c’est la liberté dont la liberté de manifester, l’égalité des chances, la fraternité, c’est-à-dire l’entraide. Nous devons faire société ensemble ! A Bailly-Romainvilliers, nous essayons d’incarner ces trois mots. » Aux côtés des manifestants pacifiques, Anne Gbiorczyk pointe le doigt sur les dernières annonces de l’Etat… qui prévoit une nouvelle ponction des collectivités. « Les collectivités n’ont pas d’autres choix que de prendre leurs responsabilités parce que nous sommes en contact avec les citoyens. Il y a un sujet essentiel qui est en train d’être débattu à l’Assemblée Nationale : la question du budget. » Contrairement à l’Etat, les collectivités doivent prévoir leur budget à l’équilibre. Le projet de loi de finances 2027 devrait fortement impacter les futurs investissements des communes… qui ne pourraient plus dégager de marges suffisantes pour porter leurs projets. « Cette fois-ci, contrairement au DILICO (2025), c’est sans prévoir le remboursement. C’est intolérable ! Il ne faut pas chercher de l’argent auprès de celles et ceux qui ont fait des économies pour pouvoir garder une capacité à investir. » explique Anne Gbiorczyk.

« Nous, on vit bien à Bailly, on est bien ensemble, on va se battre pour que ça continue comme ça. C’est le meilleur message qu’on puisse passer entre romainvillersois et romainvillersoises ! » A Bailly-Romainvilliers, des individus se sont introduits dans l’Hôtel de Ville pour casser et piller. Les locaux de la police municipale ont également été touchés. Une enquête est en cours. 

Anne Gbiorczyk, Maire de Bailly-Romainvilliers est au micro de Crazy Radio