La résilience, le leitmotiv de Condé-Sainte-Libiaire. Aux quatre coins de l’hexagone, la Journée nationale de la résilience sensibilise et forme les citoyens aux différents cas de catastrophe. Le mardi 13 octobre 2026, c’est dans la salle Georges Pompidou que les élèves de l’école élémentaire Thomas Pesquet ont participé à des ateliers animés par le SMAGE des 2 Morins. Lors de cette classe d’eau, Fabrice Marcilly a reçu Patricia Lemoine (députée de la circonscription), Ghislain Delvaux (Maire d’Esbly) et Julien Gaillard (Maire de Saint-Germain-sur-Morin) pour les encourager à participer à cette Journée nationale de la résilience… et révéler une bonne nouvelle : le lancement des travaux du pont-canal. Une immense victoire pour Condé-Sainte-Libiaire.

Des semaines de batailles, de négociations et de discussions. Après une première édition entièrement consacrée aux scolaires, cette nouvelle Journée nationale de la résilience a, une nouvelle fois, mobilisé les élèves de l’école élémentaire. Dans le cadre de la présentation du projet loi de finances 2027, Patricia Lemoine a assisté à l’un des ateliers animés par le SMAGE des 2 Morins. « A titre personnel, j’ai déposé plusieurs amendements sur la GEMAPI (Gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations). Un premier amendement qui consiste à intégrer la problématique du ruissellement (qui aggrave les inondations). J’ai posé un amendement qui consiste à permettre de relever le taux de la taxe GEMAPI pour donner des moyens supplémentaires aux collectivités (fixé à maximum 40 euros par habitant). » Pour rappel, la commune de Condé-Sainte-Libiaire a été inondée à quatre reprises en 2024. Les fonds collectés par la taxe GEMAPI doivent permettre de réaliser des travaux d’ampleur. A l’aube de cette Journée nationale de la résilience, la commune de Condé-Sainte-Libiaire a obtenu le lancement des travaux du pont-canal. Un combat de longue haleine ! « Il a fallu frapper aux portes des médias pour faire bouger les choses… Et ça a fonctionné ! Rendez-vous avec le sous-préfet, le SMAGE puis la VNF. Une fois le tour de table réalisé, il a fallu dégager 1 million d’euros pour réaliser ces travaux. C’est important ! » Pendant près d’un mois, les équipes vont nettoyer et réaménager les berges du pont-canal. Le coût des travaux est estimé à 1,05 million d’euros, financé par le SMAGE des 2 Morin (795 000 euros) avec le soutien du Fonds Vert et les Voies Navigables de France (255 000 euros). « Ils vont retirer toute la terre en amont et en aval du pont-canal, c’est vraiment le plus gros chantier. Ensuite, il y aura le curage des arches du pont. 15 jours supplémentaires. 11 arches au total, les deux arches de chaque extrémité étaient dans la terre… Il va falloir rouvrir ces arches et tapper dans la terre. » Les différentes crues ont permis à la terre de s’accumuler sur les côtés. Le pont-canal n’était pas entretenu depuis 2009. Les travaux doivent permettre de rénover le talus de la rive gauche, d’extraire environ 4 000 m³ de sédiments, d’évacuer et valoriser la valorisation des matériaux extraits. Fabrice Marcilly a d’ors et déjà requis un entretien annuel du pont-canal. Frais estimés à 50 000 euros.

Patricia Lemoine, députée de la circonscription (et ancienne maire de Condé-Sainte-Libiaire) et Fabrice Marcilly, Maire de Condé-Sainte-Libiaire sont au micro de Crazy Radio
Patricia Lemoine, députée de la circonscription (et ancienne maire de Condé-Sainte-Libiaire) et Fabrice Marcilly, Maire de Condé-Sainte-Libiaire sont au micro de Crazy Radio

Une journée pour échanger, sensibiliser et avancer. Régulièrement inondée, la commune de Condé-Sainte-Libiaire est habituée à se relever. Lors de la dernière inondation, l’école élémentaire Thomas Pesquet avait notamment été touchée… Députée de la circonscription, Patricia Lemoine a exprimé son inquiétude pour la fin de l’année, après des périodes de canicule. L’élue se mobilise pour donner davantage de moyens aux collectivités (pour notamment construire des bassins de rétention). « Je veux vraiment saluer l’initiative qui a été portée par Fabrice Marcilly avec le SMAGE. Je veux saluer la venue du maire d’Esbly, Ghislain Delvaux et Julien Gaillard, le maire de Saint-Germain-sur-Morin. C’est en mettant toutes les parties autour de la table qu’on trouvera des solutions. » Comme l’année dernière, la municipalité a choisi de sensibiliser les plus jeunes… pour toucher ensuite leurs parents. « On a fait venir des élèves de l’école primaire (pour une classe d’eau), on leur explique le comportement de l’eau. Comment on l’a gère ? C’est important parce que les enfants intègrent, tout de suite ces notions là. » Animé par les équipes du SMAGE des 2 Morins, l’atelier s’est achevé par un quiz au cours duquel les enfants se sont illustrés. Suite à ces échanges, Fabrice Marcilly s’est entretenu avec les maires présents… pour les sensibiliser sur la question des inondations. « Le fonds Barnier, c’est quelque chose qui fonctionne très bien. On peut obtenir 80% de subvention pour acheter du matériel comme des batardeaux (qui coûtent 100 000 euros). Le problème, c’est que ce sont des démarches qui sont extrêmement longues à mettre en place pour obtenir cette subvention (plus d’un an). Il faut un diagnostic de vulnérabilité, il faut prouver que votre bâtiment public est en zone inondable. » Face à de nombreuses incertitudes, la municipalité a choisi d’investir immédiatement sur des batardeaux pour protéger les bâtiments communaux (sans activer le fonds Barnier). La commune fait face à une interrogation persistante : pourra-t-elle encore être assurée dans les prochaines années ? Pour rappel, les dernières inondations ont grandement impacté la nouvelle école Thomas Pesquet, fraîchement inaugurée. Plus de 100 000 euros de dégâts…

Lancés la veille de cette Journée nationale de la résilience, les travaux du pont-canal de Condé-Sainte-Libiaire doivent permettre de nettoyer et réaménager les berges. Coût total de l’opération : 1,05 million d’euros.