Crazy Radio était à l’Hôtel du Département, où élus départementaux, membres du collectif Sauvons Valdoie et une représentante de La Poste se sont retrouvés autour d’une même table.
Plus d’un millier de signatures, une manifestation, et maintenant une réunion avec La Poste : à Valdoie, la disparition annoncée de l’agence postale ne passe pas.
Pour comprendre le dossier, il faut revenir cinq ans en arrière. En 2021, La Poste alerte la mairie, le bureau de Valdoie se vide, et l’entreprise songe à raccourcir les horaires, peut-être même à baisser le rideau. Marie-France Céfis, qui dirige alors la commune, négocie une autre voie. Le bureau devient une agence postale, hébergée dans la maison Marianne, aux côtés de France Services.
La formule a trouvé son public. Sur les quatre premiers mois de 2026, 6 445 personnes ont poussé la porte de l’agence, ce qui la place en tête de toute la Bourgogne-Franche-Comté. Marie-France Céfis, aujourd’hui conseillère départementale, y voit le résultat de l’engagement des agents, de leur sens de l’accueil et d’une amplitude horaire généreuse.
Alors pourquoi fermer ? L’élue tient à lever un malentendu « La Poste n’y est pour rien. Car si une commune n’a pas la main sur un bureau de poste, elle décide seule du sort d’une agence postale ». Selon elle, c’est donc bien le maire actuel, M. Zumkeller, et sa majorité qui ont tranché, sans consulter personne.
La riposte des habitants ne s’est pas fait attendre. Le collectif Sauvons Valdoie est né dans la foulée, a fait signer sa pétition, puis est descendu dans la rue le samedi 12 septembre. Le 29 septembre, ses représentants ont été reçus par le maire, à qui ils ont exposé les répercussions pour les habitants et les commerces, tout en proposant de réfléchir ensemble à des alternatives.
L’inquiétude demeure, et c’est ce qui a motivé cette nouvelle étape. Marie-France Céfis et son collègue Pierre Carles ont voulu relayer la voix des Valdoyens directement auprès de La Poste, représentée par Mme Alexandra Broihier. Magali Cuchetet et Jean-Baptiste Perney étaient présents pour le collectif.
L’objectif : trouver une issue qui tienne compte des besoins des habitants et qui garantisse l’avenir des services publics de proximité sur le territoire. L’ancienne maire a aussi tenu à saluer la mobilisation du collectif.
















