
Le patrimoine agricole, la richesse du territoire de l’Ile-de-France. Tous les jours, ils sont des milliers à se lever tôt pour nourrir l’Ile-de-France… Le vendredi 17 avril 2026, la Présidente de la Région Ile-de-France s’est déplacée aux quatre coins de la Seine-et-Marne pour soutenir la production agricole (et plus particulièrement les filières d’intérêt régional). Après avoir démarré la journée à La Chapelle-Gauthier (Ferme de la Boulaye), le périple s’est étendu à Vulaines-lès-Provins (la Ferme de la Fontenelle) et Châteaubleau (l’élevage des Grands Jardin) avant de se conclure au Moulin du Grand Champs (Beautheil-Saints). Une meunerie familiale exploitée par la même famille depuis 5 générations… Une success story saluée par Valérie Pécresse.
Une politique ambitieuse pour soutenir les agriculteurs. Depuis dix ans, la Région Île-de-France propose des aides majeures pour permettre aux exploitants de se moderniser et de se diversifier. Des plafonds jusqu’à 200 000 euros par an et par bénéficiaire (jusqu’à 400 000 euros pour les exploitations d’élevage). Le vendredi 17 avril 2026, Valérie Pécresse s’est déplacée en Seine-et-Marne pour échanger avec les agriculteurs. « Nous, nous avons investi énormément dans l’investissement agricole et la diversification agricole, et on va continuer. Pourquoi ? Aujourd’hui, je voulais montrer tous les résultats qu’on a déjà. Ici, dans cette Ferme du Grand Moulin… On a 22 salariés qui travaillent (pour approvisionner les deux boulangeries de la ferme). Tout ça, ce sont des investissements qui ont été aidés par la Région (à hauteur de 50%). » Toute la journée, la Présidente de la Région Ile-de-France a visité des fermes… et rencontré des familles de passionnés. Les hommes et les femmes qui nourrissent la France ! « On est arrivé à une automatisation et une robotisation des process qui peut se transporter dans des exploitations individuelles. C’est vraiment nouveau, on peut devenir un entrepreneur industriel quand on est agriculteur (et créer de l’emploi). Tous les micro-projets industriels à la ferme, je pense qu’ils sont extrêmement valorisant pour les jeunes agriculteurs. Je pense que ça les conforte dans leur vocation. » Des investissements qui encouragent les nouvelles générations à reprendre la main… et à l’envisager concrètement. « Les subventions sont bien dépensées si je ne perds aucune ferme. Les subventions sont bien dépensées, si les nouvelles générations veulent bien reprendre. Les subventions sont bien dépensées, si on peut encore nourrir l’Ile-de-France avec ses agriculteurs. » Aujourd’hui, la Région Île-de-France compte 667 exploitations bio. 7 200 produits adhérents à la marque Produits en Ile-de-France.





Le Moulin du Grand Champ, une meunerie familiale. A Beautheil-Saints, la ferme 100% biologique produit notamment du blé bio, du Khorasan, du Florance Aurore, du seigle, des pois chiches ou des lentilles… Aujourd’hui, la production peut facilement alimenter les deux boulangeries du Moulin du Grand Champ (situées à Coulommiers et Chanteloup-en-Brie). « C’est toujours valorisant de pouvoir montrer toutes les installations qu’on a faites (et le parcours). La Région m’a aidé à développer l’activité de la ferme. Tout d’abord, j’ai pu financer un hangar agricole pour développer la culture du lin, j’ai pu acheter du matériel de désherbage mécanique pour me lancer dans l’agriculture biologique. Après, il y a eu le projet du moulin à la ferme (pour la production de farine). » Particulièrement moderne, le nouveau matériel permet aux équipes d’être plus efficaces. « Le moulin, ce n’est pas une histoire de famille. Pour la ferme, ça fait vraiment cinq générations qu’on est agriculteurs. L’histoire de la famille, c’est la diversification. Pendant des années et des années, on venait dans une ferme pour prendre un brie fermier, du beurre ou du lait… Dans toutes les fermes briardes, il y avait un élevage laitier. Ces dernières années, on a vraiment perdu ce contact direct avec la population. » Aujourd’hui, les nouvelles générations veulent retrouver du sens à leur métier et échanger avec les consommateurs… La diversification permet aux équipes du Moulin du Grand Champ d’être plus épanouies. Ils parlent quotidiennement de leur métier à des visiteurs curieux ! « Pour arriver à un paquet de farine fini, on a tout ce qui est mise en place de la culture (du semis au désherbage mécanique, jusqu’à la récolte). Une fois que tout est récolté, on met tout dans des silos pour stocker des céréales, du blé ou du sarrasin pendant quelques mois (jusqu’à la prochaine récolte, dans douze mois). Il faut bien conserver du blé pour produire de la farine toute l’année. On va le conserver au plus froid possible (pour éviter l’intrusion d’insectes)… Après, on va avoir tout un travail de tri. » Pour faire de la farine, il faut que le blé soit pur. Cette année, la récolte a été sèche. A la ferme, les équipes se préparent à humidifier le blé pour atteindre les 14% (amenant à une meilleure extraction).
« On est quand même entrepreneur par obligation… Si le monde agricole n’allait pas si mal, est-ce que j’aurais fait tout ça ? C’est une réflexion. Pour exister dans cinq ou dix ans, il faut se battre dès maintenant. Faire des paquets de farine, c’est bien mais ça ne suffira pas à capter le maximum de la valeur ajoutée. Il faut aller jusqu’à faire son pain, si on produit de la farine. » Adhérent à la marque régionale Produit en Île-de-France, le Moulin du Grand Champ a bénéficié de plusieurs aides FEADER de la Région Ile-de-France, en plus d’une aide régionale exceptionnelle pour la résilience des exploitations agricoles et une aide à la certification biologique.
- Les Délices du Grand Champs à Coulommiers, la boulagerie est située au 7 rue Longs Sillons.
- Les Délices du Grand Champs à Chanteloup-en-Brie, la boulagerie est située au 2 rue de la Cueillette.









































