
Blocus des lycées, une situation maîtrisée en Seine-et-Marne. Après plusieurs jours de tension, les 44 000 lycéens du département ont tous repris le chemin de leurs différents établissements, le lundi 12 octobre 2026. A partir de 9h, c’est en voiture que de nombreux parents ont déposés leurs enfants jusqu’aux grilles du lycée Gaston Bachelard (Chelles). Sous les yeux vigilants des agents de la police municipale, les plus réfractaires sont finalement retournés en cours. Une crise nationale gérée par les acteurs locaux.
Minute par minute, des acteurs sur le qui-vive. Après plusieurs jours mouvementés (et des affrontements à coup de tirs de mortiers ou de feux de poubelles), les élèves du lycée Gaston Bachelard (Chelles) se sont retrouvés, après trois jours de séparation. Pour garantir le calme, les agents de la police municipale étaient présents aux abords pour fouiller quelques élèves. Les affrontements des derniers jours ont fait un blessé par grenade lacrymogène sur Chelles. « Mon rôle de Conseillère régionale, c’est de venir soutenir les proviseurs dans ces moments difficiles. J’étais accompagnée des parents d’élèves, on a essayé de calmer les lycéens, on les a écouté. Parfois, c’était un peu difficile parce que nous avions reçu des tirs de mortiers… Aujourd’hui, c’est le résultat de ces échanges avec les élèves. » Vêtus d’un survêtement noir des pieds à la tête, certains étudiants étaient prêts pour un nouveau round… sans compter la mobilisation des parents, des enseignants et des agents. « Le proviseur et son proviseur adjoint ont reçu les lycéens, vendredi. Ils ont décidé qu’il y aura une nouvelle instance mise en place (comme une association de lycéens) pour les écouter et qu’on puisse travailler ensemble. On va essayer de trouver des solutions, on ne pourra pas répondre à tout. » A Chelles, les lycéens avaient de nombreuses revendications concernant leurs emplois du temps surchargés et des équipements inadaptés aux conditions climatiques. Les établissements vieillissants n’étant pas adaptés au réchauffement climatique. « La Région est en train de travailler, on va faire un plan pluriannuel de travaux au niveau thermique. Il faut laisser le temps, avec un budget conséquent. Il va falloir le prévoir. » En Seine-et-Marne, la Région Ile-de-France compte 55 lycées. 43 d’entre eux bénéficient ou ont bénéficié de travaux (et donc de financements). Après Lognes, deux nouveaux établissements sont attendus sur les communes de Villeparisis et Montévrain.
« Le message, c’est : on vous écoute. On est là pour vous écouter et pour vous protéger. La Région est là pour vous protéger, tous les jours. L’école est à votre écoute, le proviseur est à votre écoute. La casse ne vous sert pas, au contraire, elle vous dessert. On était déjà là mais parfois, il y a une méconnaissance des instances (qui fait qu’on ne s’écoute pas). On va être très vigilants. » Pour rappel, la Région Ile-de-France compte actuellement plus de 7 millions d’euros de dégâts. A Noisiel, une salle a a été complètement détruite par des tirs de mortiers et des coups de battes de baseball.
























