
Collégien rejoint la police pluricommunale de Bussy-Saint-Georges. Après seulement une année d’existence, la police pluricommunale de Bussy-Saint-Georges continue à s’entendre. Le vendredi 19 décembre 2025, une nouvelle convention a été signée entre les communes de Collégien, Jossigny, Ferrières-en-Brie, Saint-Thibault-des-Vignes, Guermantes, Bussy-Saint-Martin et Bussy-Saint-Georges. Les agents de la police municipale circuleront sur les communes à raison de 2h par jour. Une présence dissuasive et rassurante.
Une convention utile et nécessaire. Après avoir signé une première convention avec la commune de Bussy-Saint-Martin, la police pluricommunale de Bussy-Saint-Georges a récemment renforcé son action sur les communes de Jossigny, Ferrières-en-Brie, Saint-Thibault-des-Vignes, Guermantes. Les communes ont toutes été convaincues par cette première année d’expérience sur Bussy-Saint-Martin (et les retours du maire Patrick Guichard). « Elles nous ont demandé de pouvoir participer à cette police pluricommunale. A l’échelle de Marne et Gondoire, il y a plusieurs pôles : Lagny-sur-Marne, Montévrain et Bussy-Saint-Georges. » Le vendredi 19 décembre 2025, la commune de Collégien a officiellement rejoint la police pluricommunale de Bussy-Saint-Georges. Les maires se sont tous réunis pour signer une nouvelle convention. « A chaque fois qu’une commune nous rejoint, c’est la totalité du système qui est à revoir. Il s’agit d’une vraie police, ce sont les policiers de Bussy-Saint-Georges. Un recrutement est en cours pour la police pluricommunale. Ils vont faire des patrouilles sur les territoires des communes (avec des passages de jour et de nuit). Nous avons la chance d’avoir une police 24/24 et 7j/7 qui est axée sur Bussy-Saint-Georges. » Prochainement, les élus devraient se pencher sur la question des caméras de vidéosurveillance. Pour l’instant, les images sont d’ors et déjà stockées au centre de supervision urbain de Bussy-Saint-Georges. A la demande du Procureur de la République, les images peuvent être exploitées.


Pourquoi cette police pluricommunale est-elle indispensable ? Située à seulement quelques minutes de Bussy-Saint-Georges, les communes aux alentours peuvent s’attendre à des interventions rapides et efficaces. « La délinquance est mobile, elle ne s’arrête pas aux frontières d’une commune. L’avantage pour nous, c’est de pouvoir continuer une action si nous prenons en charge un véhicule dangereux (ou autre)… D’habitude, ça s’arrête aux frontières de la commune. Là, ça pourrait aller jusqu’aux communes limitrophes. On s’aperçoit que des communes qui ne peuvent pas avoir de recrutement ou de ressources humaines adéquates font appel à nous pour pouvoir effectuer ce genre de missions. » La création de cette police pluricommunale a été étudiée lors de nombreuses réunions. Les élus devaient choisir entre l’instauration d’une police intercommunale ou une police pluricommunale. « J’en avais parlé avec Jean-Paul Michel, il commençait déjà à établir cet élément sur Lagny-sur-Marne. J’ai trouvé le principe très intelligent. Après, on a eu une discussion en bureau communautaire avec les autres maires. Je ne souhaitais pas de police intercommunale (avec un transfert complet des pouvoirs de police). Je pense que la sécurité, c’est l’affaire de chacun. Il me paraissait important de passer par la police intercommunale. » Convaincu par cette première année d’expérience avec Bussy-Saint-Martin, cette contractualisation prévoit deux passages par jour sur les communes concernés (les maires accordent le passage aux agents sur leurs communes). Les agents peuvent être présents sur des événements. Quatre policiers seront entièrement consacrés à cette police pluricommunale. Le financement est partagé par toutes les communes.


L’intérêt général est au cœur des préoccupations. Voté à l’unanimité, le principe d’une police pluricommunale a été adopté par les élus de Collégien. « La décision n’a pas été simple parce que ça fait plusieurs années qu’on parle d’une police intercommunale (et donc d’arrêter les polices municipales). On en parle depuis cinq ou six ans… Là, je suis très heureux d’avoir signé cette convention. On a signé pour une ronde le matin et une ronde le soir (une heure par jour). » Comme toutes les autres collectivités, la commune de Collégien bénéficiera d’une présence policière sur le terrain, d’une vigilance sur le stationnement et la vitesse en ville. Des petites actions majeures pour réduire le sentiment d’insécurité. « C’est de la surveillance, on a ce sentiment d’insécurité. Les chiffres ne sont pas forcément mauvais sur Collégien. On a des cambriolages et des incivilités… On est plus sur des incivilités que sur des gros problèmes de police nationale. C’est une présence. L’idée, c’est que les gens voient passer ses policiers (qu’ils les connaissent). Aujourd’hui, on a un collectif citoyen qui nous alerte en cas de problème… On va tout faire pour qu’ils alertent la police municipale. » Une convention qui a été renforcée par l’arrivée de trois caméras de vidéosurveillance sur la commune. « Une à l’entrée, une à la sortie et une au niveau de l’entrée piéton. C’est la mise en place de cette tranquillité publique. » explique Marc Pinoteau.
« L’idée, c’était de créer ce climat de sécurité et de tranquillité publique. Je pense que c’est évident, il faut jouer collectif. » La police pluricommunale de Bussy-Saint-Georges se renforce. Récemment, une convention a été signée avec les communes de Collégien, Jossigny, Ferrières-en-Brie, Saint-Thibault-des-Vignes et Guermantes. Une mutualisation qui devrait permettre aux habitants de se sentir : encore plus en sécurité.












































