Le site bisontin de l’Établissement français du sang (EFS) figure parmi les trois sites concernés par une cyberattaque survenue dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 novembre 2026. L’incident a touché les équipements d’un prestataire frigorifique utilisés pour conserver des produits sanguins. Révélée par Le Canard enchaîné, l’attaque a entraîné une modification à distance des paramètres de température et de dégivrage de plusieurs chambres froides. Selon l’hebdomadaire, des installations normalement réglées autour de −30 °C auraient reçu une consigne atteignant 110 °C : ce chiffre correspond à un réglage imposé par les pirates, et non à une température effectivement atteinte par les poches de plasma. À Besançon, les dispositifs de sécurité ont permis de protéger les produits stockés. L’entreprise Coolworld, désignée comme le prestataire concerné, a confirmé le 4 novembre un incident affectant un nombre limité de ses équipements. Elle précise que la vulnérabilité concernait un composant fourni par un tiers, utilisé dans un logiciel de surveillance à distance de systèmes frigorifiques, et indique avoir pris des mesures dès sa détection.
Les systèmes de surveillance et d’alarme de l’EFS ont détecté les anomalies suffisamment tôt pour permettre l’intervention des équipes et la mise en sécurité des stocks. Les produits concernés comprenaient notamment des poches de plasma destinées aux transfusions et d’autres réservées au fractionnement, procédé permettant de fabriquer des médicaments à partir du plasma. Ils ont été transférés ou sécurisés, sans perte de produits sanguins ni conséquence sanitaire identifiée, selon l’établissement. Les activités de collecte et de distribution se sont poursuivies, assurant la continuité de l’approvisionnement des établissements de soins. D’après le ministère de la Santé, les accès à distance aux installations affectées ont été désactivés. Les investigations doivent encore préciser les circonstances de l’attaque, son mode opératoire, le nombre total d’équipements potentiellement concernés et les conditions de leur remise en service. Cet incident intervient après plusieurs cyberattaques contre des équipements frigorifiques de supermarchés en France et dans d’autres pays européens ; aucun lien n’était toutefois établi entre ces événements dans les informations publiées le 4 novembre.

























