
L’annulation des élections municipales de Montévrain. A la suite d’un recours déposé par l’équipe de Christian Robache et après plusieurs mois d’instruction, le Tribunal Administratif de Melun a rendu son jugement. Le vendredi 25 septembre 2026, c’est à l’occasion du 64ème Congrès des Maires et des Présidents d’EPCI de Seine-et-Marne (Dammarie-les-Lys) que le maire de Montévrain, Olivier Pajot, a appris l’annulation des dernières élections municipales. En cause : deux publications diffusées sur Facebook pendant la période de silence électoral. Olivier Pajot a fait appel de cette décision au Conseil d’Etat… Une situation inédite en Seine-et-Marne.
Une décision conforme aux conclusions du rapporteur. Déposé en mars dernier, le recours de l’équipe de Christian Robache (Montévrain, Ville Audacieuse) a été examiné par le Tribunal Administratif de Melun, qui a finalement prononcé l’annulation des élections municipales. Élu avec seulement 46 voix d’avance (soit 1,14% des suffrages), Olivier Pajot (Demain Montévrain 2026) a fait appel de cette décision au Conseil d’Etat. Dans trois à six mois, les riverains pourraient être appelés à retourner aux urnes… Pourquoi ? « Les élections de Montévrain ont été annulées sur deux griefs, si on peut appeler ça des griefs parce que vraiment… Des publications qui ont été publiées à minuit (au début de la période du silence électoral). Une deuxième publication a été faite sur le groupe ‘Tu sais que tu viens de Montévrain’ entre 11h et 12h, elle n’a pas été publiée à ce moment-là. » A l’approche de chaque élection, les candidats doivent respecter une règle stricte… A partir de minuit, la veille du scrutin, ils ne peuvent plus diffuser de messages de propagande électorale (y compris sur leurs réseaux sociaux). La vidéo publiée sur les réseaux sociaux a recueilli plus de 1 700 vues. L’équipe de Demain Montévrain 2026 aurait ainsi enfreint l’article L. 49 du Code électoral. Face au faible écart de voix, le Tribunal Administratif de Melun a prononcé l’annulation des élections municipales. « Je ne comprends pas, je ne peux pas maîtriser ce groupe Facebook… Le minuit correspond à l’algorithme de Facebook qui a mis sept minutes pour publier. Je ne m’attendais pas du tout à une telle décision… J’étais plutôt confiant dans ce recours. Les faits sont tellement faibles, je n’ai pas fait de fraude. » Un verdict que l’élu a appris lors du 64ème Congrès des Maires et des Présidents d’EPCI de Seine-et-Marne (Dammarie-les-Lys). « C’est une reconnaissance de la justice qui a vraiment correctement fait son travail, comme elle le fait d’habitude d’ailleurs. Quand on est dans l’irrégularité totale, on ne peut pas s’étonner de cette décision. Il y avait tellement de griefs, je suis satisfait que l’un d’entre eux soit suffisant pour prouver que cette annulation est légitime. Quand on a une injustice quelque part, la vérité ressort toujours. » souligne Christian Robache.
Six mois plus tard, une élection remise en cause. Après plus de 17 ans à la tête de Montévrain, Christian Robache n’a pas été réélu en mars dernier. Lors du Conseil Municipal d’Installation, c’est sous les applaudissements du public et du nouveau maire, Olivier Pajot, que l’élu a tiré sa révérence. « C’est un travail sur soi-même, j’ai appris beaucoup. J’ai écouté, j’ai entendu, j’étais en contact avec de nombreux montévrinois qui m’ont fait comprendre, on a fait des choses bien… En 17 ans, on a construit cette ville. » La majorité précédente a notamment livré plus de 90 millions d’euros d’équipements. Ces six derniers mois, le Conseiller départemental du canton de Lagny a échangé avec de nombreux riverains, qui continuent de le solliciter. Des discussions qui ont poussé l’élu à construire ce recours avec son équipe. « Je suis maire avant tout, j’étais maire avant tout, je me suis battu pour cette ville… Je me battrai toujours pour ma ville. Dans le contexte actuel et l’avenir qui se profile, je pense qu’avec une personne qui a de l’expérience (avec la confiance de personnalités politiques locales comme Valérie Pécresse ou Jean-François Parigi), on peut tous faire face à cette mauvaise passe que traverse la France. » Actuellement à la tête de Montévrain, Olivier Pajot s’est tourné vers le Conseil d’Etat pour faire appel. Une décision que le maire a prise pour une raison simple : les frais que coûtent une élection (en moyenne plus de 20 000 euros). « Pendant ces mois, on va continuer à travailler, on avance toujours. On a envie de continuer en toute sérénité ! Je ne voudrais pas rajouter un coût supplémentaire avec une nouvelle élection municipale. Depuis mars dernier, on a commencé à travailler. On a déjà mis des choses en place comme le repas sans viande (acté après les vacances d’automne), on va rouvrir prochainement l’Hôtel de Ville (pour les démarches administratives), on va installer des bancs dans le quartier des Fresnes, on facilite l’accès au CCAS avec la carte à 1 euro. » Les enfants peuvent désormais être accueillis dans les centres de loisirs. L’équipe municipale portée par Olivier Pajot a également remis un plan particulier de mise en sécurité des enfants en place.
A la suite d’un recours déposé par l’équipe de Christian Robache, les élections municipales de Montévrain ont été annulées par le Tribunal Administratif de Melun. A la suite de l’appel déposé par l’équipe Demain Montévrain 2026, le Conseil d’État devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines. Olivier Pajot indique qu’il en prendra acte.





























