Essert, la future pouponnière du Territoire de Belfort attendue pour 2028

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Le Département du Territoire de Belfort lance la construction d’une pouponnière de 42 places à Essert. Annoncé en 2022, le projet doit répondre à la saturation des structures d’accueil de la protection de l’enfance. Son ouverture est désormais espérée au printemps 2028.

On l’appelle souvent « la pouponnière de Belfort », mais c’est à Essert, au parc de la Douce, à proximité de la piscine, que le bâtiment sortira de terre. Le centre-ville de Belfort avait été évoqué au lancement du projet en 2022, avant que le site d’Essert ne soit finalement retenu.

42 places pour les moins de 6 ans

Une pouponnière accueille jour et nuit de très jeunes enfants qui ne peuvent pas rester dans leur famille, le plus souvent confiés à l’Aide sociale à l’enfance. Celle d’Essert s’adressera aux enfants de moins de 6 ans, sur environ 2 100 m². Elle comptera 42 places : 30 en internat et 12 en accueil de jour. Le projet met l’accent sur les 1 000 premiers jours de l’enfant, période décisive pour son développement.

Le coût de l’opération s’élève à 8,36 millions d’euros TTC.

Marie-France Cefis revient sur le calendrier, les besoins et le recrutement de la future pouponnière.

Des besoins en forte hausse

Lors de l’annonce du projet, en 2022, le Département suivait 412 enfants placés sur décision de justice, et ses structures étaient déjà pleines. Quatre ans plus tard, la pression s’est accentuée : ils étaient 511 à la mi-septembre 2026, dont 17 sans solution de placement, selon les chiffres donnés par le président du Département, Florian Bouquet, lors de sa conférence de presse de rentrée. À ce jour, Marie-France Cefis, conseillère départementale, fait état de 445 enfants confiés au Département. Les enfants en attente d’une place sont pris en charge à leur domicile.

Le Département s’appuie aujourd’hui sur ses foyers et sur un réseau de familles d’accueil, pour lequel il poursuit le recrutement d’assistants familiaux.

Un calendrier repoussé

Le chantier a pris du retard. La livraison, d’abord annoncée pour 2026 puis pour fin 2027, est maintenant attendue au printemps 2028. Côté recrutement, Marie-France Cefis se veut rassurante : le Département travaille depuis longtemps sur les ressources humaines nécessaires au projet, et le personnel requis sera au rendez-vous à l’ouverture.

Merci à Marie-France Cefis, conseillère départementale, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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