C’était l’étape importante de la saison, celle qui devait offrir les premières qualifications aux Jeux Olympique de 2020. A moins d’un an des premiers coups de rames dans la baie de Tokyo, les Championnats du monde de Linz (Autriche) qui se tenaient cette semaine, rendent un verdict mitigé mais encourageant. Entre confirmations et déceptions, les tricolores ont encore un peu de chemin s’ils veulent arriver sereinement au Pays du Soleil Levant.

Sur les 17 équipages (dont 5 para-aviron), 15 pouvaient se qualifier pour Tokyo 2020, et 7 d’entre eux sont repartis d’Autriche avec leur visa pour le Japon.

Le secteur para-aviron sur le devant de la scène

Une septième place qualificative, deux médailles de bronze et une médaille d’argent, le secteur handi aviron français se porte bien, et même très bien. Vendredi, ce sont Jérôme Hamelin et Laurent Viala qui sont les premiers à débloquer le compteur de l’équipe de France, avec une belle troisième place en 2- PR3 (catégorie toutefois non présente à Tokyo). Dès le lendemain, Christophe Lavigne et Perle Bouge montent eux aussi sur la troisième marche du podium, après une belle bagarre avec l’équipage ukrainien. La dernière médaille, et pas des moindres, celle de Nathalie Benoît qui vient offrir sa première médaille d’argent à l’équipe de France, au bout d’une course maîtrisée, mais dominée de main de mettre par la rameuse norvégienne.

L’équipe féminine au coeur du projet olympique

Si pour la dernière olympiade il fallait surveiller le deux de couple poids léger français, avec Jérémie Azou et Pierre Houin (champions olympique à Rio), difficile de trouver un nouveau bateau leader dans cette équipe de France. Si l’on devait toutefois choisir, le leadership se situerait surement entre du côté de l’équipage de Claire Bové et Laura Tarantola, qui termine son championnat du monde à une 5ème place très encourageante (moins de 2 secondes du podium).

Les quelques regrets

Malgré le fait que le week-end se soit globalement bien déroulé, il laisse tout de même un léger goût d’inachevé, notamment en ce qui concerne le bateau de Matthieu Androdias et Hugo Boucheron dont on attendait mieux. L’équipage français qui avaient dominé l’année 2018 avec un titre européen puis mondial à Plovdiv, peine à trouver son rythme cette année et termine à la 11ème place (toutefois qualificative pour les JO) de ce championnat du monde. L’autre léger regret, c’est celui du deux de couple PL composé d’Hugo Beurey et Pierre Houin Un équipage donne une bonne impression mais qui peine à faire parti des grands, et qui devra passer par les régates qualificative de Varèse ou Lucerne en avril et mai prochain, pour espérer s’envoler pour Tokyo.

Que retenir ?

L’équipe de France se déplaçait en Autriche pour valider ses billets pour Tokyo 2020, et sauf quelques revers encore rattrapables, la flotte française à remplie sa mission. Objectif atteint donc, mais sans briller, puisque sans les performances du secteur para-aviron (2 médailles de bronze et une médaille d’argent), les tricolores seraient revenus bredouilles de leur pèche à la médaille dans les eaux du Danube. Pourquoi garder espoir alors ? Eh bien certains de ses équipages se découvrent encore (là où de nombreux équipages internationaux rament ensemble depuis des années) et/ou reviennent d’une saison plus ou moins difficile. Cela n’excuse pas tout, loin de là, mais l’espoir est plus que permis pour cesv.

Equipages qualifiés :

2x PL Féminin : Laura Tarantola/ Claire Bové : 5èmes du championnat
2X Féminin : Elodie Ravera-Scaramozzino/Hélène Lefebvre : 6èmes
2- Masculin : Valentin Onfroy/Théophile Onfroy : 6èmes

2x Masculin : Matthieu Androdias/Hugo Boucheron : 11èmes

Para-aviron

PR1 1x Féminin : Nathalie Benoît : médaille d’argent
PR2 2X Mixte : Christophe Lavigne et Perle Bouge : Médaille de Bronze

PR3 4+ Mixte : Antoine Jesel, Rémy Taranto, Guylaine Marchand, Elodie Lorandi, Robin Le Barreau (Barreur) : 7èmes