Après avoir perdu 6-3 au Colorado le 3 août, l’Impact de Montréal a subi un autre revers à l’étranger, samedi, s’inclinant 3-2 contre le Fire de Chicago.

Chaque fois, contre des équipes moins bien classées. Chaque fois, en accordant des buts importants lors de situations de jeu arrêté (coup de pied arrêté, coup de pied de coin). Quel est le problème?

« Je ne l’explique pas, note l’analyste Vincent Destouches. Ils ont perdu 6-3 au Colorado et il y a eu cinq coups de pied arrêtés qui se sont transformés en but (dont un tir de pénalité).

« La semaine d’après, c’est une question d’orgueil, c’est une question de fierté. Entre eux, ils doivent se regarder et se dire « il n’y en a pas un qui rentre ce soir ». Et à cinq minutes de la fin, quand ils viennent de revenir à 2-2 et qu’il y a un coup de pied de coin pour Chicago, là, ils doivent être habités ces joueurs-là. Ils doivent se dire : « Non, non, non. Pas un but sur un coup de pied arrêté à ce moment-là. » Mais non… On ne les sent pas habités. C’est ça le problème.

Vincent Destouches

« Là, on est dans la course aux éliminatoires, mais on a une équipe qui n’est pas dans cette course, qui n’est pas entrée dans cette course. Qui n’agit pas comme une équipe qui a faim et qui veut se qualifier. Et il leur arrive ce genre de chose. Ils ont commencé à jouer à partir du moment où ils étaient menés 2 à 0. À partir de là, c’est presque l’impossible qu’on leur demande ou qu’ils s’infligent. »

« À ce stade, on n’a plus aucune certitude avec cette équipe, mais je pense qu’elle a touché le fond du baril. Et je pense qu’elle le sait. Il faut qu’il y ait un sentiment de révolte dans ce vestiaire. »